Jour 7 – Peypin – Ribiers

Ça y est nous quittons notre demeure oraisonnaise pour nous lancer sur les routes de France à la conquête des déchets. Ma fidèle conductrice me dépose à mon point d’arrivée de la veille puis s’en va prendre photos et vidéos de cette fameuse montée des déchargeurs sauvages. Le point de vue est magnifique mais malheureusement gâché par tous ces déchets. A savoir que Lola n’est pas seulement la pilote de saxo mais également pilote du drone pour nous offrir bientôt des vidéos aériennes de notre périple.

Je veux profiter de ce moment pour la remercier énormément et dire à quel point elle est indispensable à ce projet. En plus de m’accompagner durant la marche, avec toutes les difficultés que cela implique, de me remonter le moral quand j’en ai besoin et de me donner la force de continuer avec le sourire, Lola s’avère être la grande logisticienne de ce projet. La création de l’association Puypuy’net, la rédaction des statuts, les démarches administratives, la gestion du site internet et son design, la publication des articles que vous lisez sur ce site ou encore Facebook et twitter sont le fruit de son travail. Pilote, logisticienne, chargée de communication, trésorière d’association, trieuse de déchets, cuisinière et rayon de soleil de ma marche, Lola sait tout faire et je vous invite à taper dans vos mains à la lecture du point final de ce paragraphe pour lui rendre l’hommage qu’elle mérite !

Mon atout charme en train de filmer des vidéos que nous espérons mettre en ligne bientôt, je marche toujours sur cette longue route vers Paris et profite des paysages magnifiques qui m’amènent vers la Provence des montagnes. Sisteron et sa citadelle se profilent au loin et il est temps pour moi de laisser ma poubelle dans la remorque pour continuer à pieds et à travers champs tant la route est dangereuse. Aux abords de la voie ferrée je vois une décharge sauvage et récupère un seau de compostage quasi neuf qui nous servira à notre retour pour remplir notre compost. Ce seau fera office de poubelle jusqu’à l’entrée de Sisteron mais aura droit à un nettoyage intégral car ayant servi de zone humide d’appoint pendant quelques semaines et développé une vie particulièrement vaseuse.

 

 

 

 

Une fois arrivé sur la place de l’Hôtel de ville je m’en vais me décharger de mon autre fidèle compagnon de route deux roues. Je m’aperçois que Lola s’est garée à la seule place à l’ombre de la région PACA, je vous renvoie donc au point final du paragraphe de dessus. Par contre, je dois garer un peu mieux la voiture, oui gérer une remorque n’est pas chose aisée quand on est une fille de bonne famille ! Mais d’ici la fin de la marche elle sera une pro.
Nous allons manger un bout dans un resto, le repos fait du bien, tellement de bien  que je m’endors à table… L’heure de la sieste a sonnée mais comme Lola s’implique beaucoup trop dans ce projet, le journaliste de La Provence qu’elle avait contacté dans la matinée nous appelle quand je commence à m’allonger. Rendez-vous dans 5 minutes pour notre première interview poubelle autour d’un café. Tout se passe bien, nous passerons dans le journal de jeudi !!

Après une petite balade dans Sisteron jusqu’aux contreforts de sa citadelle, je me remets en route pour une paire d’heures en direction de Ribiers. Le bitume est chaud et le soleil encore présent, le brumisateur fait son grand retour dans le combat contre la chaleur à l’entrée de la ballastère de Ribiers. Moment important pour moi car étant la source de nombreux milliers de mètres cubes de ballast et de granulats qui serviront à diverses constructions, dont la plupart reste, j’imagine, la création de routes. Je vous invite à approfondir le sujet en visionnant le documentaire France 5 qui s’appelle « Sand Wars » (Guerres du sable pour les non polyglottes !). Vous m’en direz des nouvelles et comprendrez la problématique plus qu’énorme posée par notre soif de construction à travers le monde et ses impacts que vous ne soupçonniez peut-être pas.

 

 

 

 

 

Comme un symbole je finis ma journée à l’entrée de la déchetterie de Ribiers et honore la caméra de surveillance d’une danse dont j’ai le secret.

La journée s’achèvera dans les gorges de la Méouge, véritable splendeur du patrimoine naturel Provençal, baignées par les rayons du soleil couchant. Nous y rejoignons des amis et partageons un repas autour d’un feu de camp à refaire le monde jusque tard dans la nuit.

 

Bilan du jour : J’ai marché 17,5 km et ramassé 730 déchets, pour un total de 17,25 kg

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. Apprenez comment les données de vos commentaires sont utilisées.