Le Grand Saphir

 

Découvrez ici prochainement l’un de nos futurs projets.

Nous avons essayé de marcher sur l’eau mais les déchets sont aussi sur le fond. Nous serons contraints de le faire à la nage, après tout il n’y a pas que la marche dans la vie.

A très vite pour découvrir notre vision d’une Nage pour l’Environnement!

 

 

Jour 4 – La Fuste – Le Bars

Aujourd’hui une petite marche est prévue. Seulement 12 km sur une petite route de campagne que j’adore, le chemin des Padiquettes. J’y ai passé mes gammes de pilote rallye amateur au volant de ma saxo dans ma jeunesse, en gros je faisais le con en bagnole, y’a vraiment de jolies épingles et des virages sympas !

Je retourne aux pommes, c’est comme ça qu’on appelle le petit vendeur de fruits où je me suis arrêté hier, on a l’habitude d’y acheter nos pommes…logique ! Cette fois-ci j’ai le droit à un paquet de pommes pour la route et un jus de pommes délicieux !! De la balle, je les adore !! Merci les filles, comme promis je ne mettrai pas vos photos sur internet mais je vous remercie du fond du cœur !

 

Il est un peu tard, je démarre. Je récupère deux plats à tarte en super état, posés à côté d’un conteneur poubelle ! Lola a depuis fait une très bonne tarte aux pommes des pommes grâce à eux !!

Je ramasse une petite bouteille de Villageoise, puis deux puis trois puis plein d’autres sur le chemin. Vous savez le vin premier prix, totalement immonde, le seul vendu en bouteilles plastique. En tout cas il a pas mal de succès dans le coin !

Ce joli petit chemin me permet de rencontrer plusieurs personnes. Un ramasseur d’asperges qui me félicite pour mon geste et me parle de l’incivilité des gens qui viennent boire devant ses champs. Après avoir mis plusieurs fois une poubelle à leur disposition, il s’est résigné voyant qu’il lui était soit volé, soit renversé, soit les deux. Pas glop.

Une dame tapa quasiment un grand frein à main pour m’applaudir de sa voiture et me remercier en me disant que son mari aussi ramassait les ordures et que oui y’en a marre de ces crasseux !

 

Un paquet de cigarettes Vogue trône au milieu de la route, il n’a que quelques minutes celui-là ! J’ai certainement dû croiser son heureuse ex-propriétaire !! Oui en général c’est plutôt les femmes qui fument ça ! Et puis même si c’était un mec et ben c’est maaaaaalllll !!!! (Insultes en tout genre)

 

Je continue, profite des paysages et essaye de faire des dérapages dans les virages avec ma poubelle…je ne vais pas assez vite ! Ça manque de sensations tout ça !! Mais très vite tout est oublié tant mon esprit devient tourmenté par cet espèce de buveur de Lager (bière pas bonne + insultes en tout genre) qui en aura disséminé des quantités astronomiques sur le même bord de route sur quelques centaines de mètres. Ce con doit certainement s’ouvrir une canette chez lui en contrebas, la boire à chaque fois à la même vitesse et toujours la jeter plus ou moins au même endroit durant la remontée. Je ne lui souhaite pas de mal mais un  peu quand même, et en plus il boit au volant. Cet homme est inutile !

 

J’essaye de passer mes nerfs pour les derniers kilomètres, j’ai beaucoup de mal. Là j’entends un cycliste qui arrive dans mon dos, me dit merci puis dit à son collègue en s’éloignant : « T’as vu, il doit pas avoir 20 ans et il fait ça, c’est bien hein !! ». C’est bon ça va mieux.

Il est 14h, ça commence à chauffer fort, ma dernière poubelle est ultra pleine avec ses 450 déchets et déborde si je la penche trop ! J’apprends à maîtriser la bête en période critique, les aléas de la marche pour l’environnement !!

 

Ma chérie, Lola, m’attend devant le point d’arrivée pour prendre des photos. Je ramasse un dernier paquet de cigarettes et m’aperçois qu’elle m’a créé une ligne d’arrivée en papier toilette !! Trop fort !

Je franchis en unique vainqueur, car seul marcheur, la fine étoffe de papier hygiénique et clos la première tranche de la marche ! Libre à vous de tenter de me rendre la partie plus difficile en vous ajoutant à la liste des participants !

Bilan de la journée : 39,75 kg pour 1590 déchets sur 12 km

Fin de la Marche-test ! Maintenant, il va falloir se concentrer sur le développement d’un réseau de partenaires pour nous soutenir, et ramasser quelques fonds afin de pouvoir réaliser ce projet cet été ! Rendez-vous au mois de juillet pour le prochain départ !!

 

P.S. : On a quand même réutilisé le papier toilette, ne vous en faites pas !

Jour 3 – Saint-Paul-lez-Durance – La Fuste

Voilà c’est le jour n°3 ! Je me réveille dans mes quartiers personnels chez les pompiers de Saint-Paul-Lez-Durance et m’en vais grignoter mon petit dej. Je récupère ma poubelle après un nouveau café offert par mes récents collègues et avoir fait le tour de la caserne pour ramasser tous les déchets qui traînent, je leur dois bien ça ! Bien sûr je ne vous dirai pas combien de déchets j’ai récupérés mais je peux vous assurer que les pompiers tiennent leur caserne plutôt bien, la plupart des détritus étant ceux ramenés par le vent et encore et toujours ces malheureux mégots. En parlant de ça je vous invite à regarder une vidéo bien marrante, c’est par  !

 

Je me dirige vers Cadarache, le centre de recherche atomique et son nouveau projet mondial ITER, le réacteur à fusion nucléaire, l’énergie de l’avenir qu’ils disent. A nouvelle énergie, nouveau débat. C’est vrai qu’au niveau technologique ça à l’air assez impressionnant, dans les faits ce n’est pas encore prêt de sortir et ça coûte beaucoup d’argent. Passons les problèmes liés à la dangerosité et à l’impact sur l’environnement, il y aurait certainement trop à dire, c’est simplement dommage de ne pas investir cet argent dans des énergies propres et dans la recherche environnementale. Mais bon je suis quand même passé devant l’énergie du futur, toujours nucléaire ! Hommage ou pas ? J’ai pas l’time pour ces laborantins pas propres qui laissent leurs bas-côtés particulièrement sales, j’ai une marche à faire !

 

Je continue donc vers Vinon-sur-Verdon qui était initialement mon étape du soir, j’y arrive à 12h30 !

Sur la route dangereuse qui mène à ce village, on longe un champ immense, bien vert, le printemps est de retour ! Malheureusement, les odeurs provençales qui m’avaient jusqu’alors accompagné se sont envolées aussi vite qu’un pot de vernis prend le dessus sur l’odeur de votre jardin fraîchement tondu. Je respire comme quelque chose d’âcre, une odeur malsaine, ça pue le mauvais coup à plein nez. C’est pas glop, c’est caca ! Je passe la butte et comprends de suite d’où vient le mal. Un tracteur est en train d’asperger ses plantations de ce produit que je ne connais pas mais qui clairement ne sent pas la rose. Quand on sait que la cour de récréation de l’école de Vinon donne directement sur ce champ…Je croise même un cycliste qui s’arrête et me dit spontanément « Ça c’est le cancer ! Tu sens cette odeur ! C’est le cancer !! ». Comment le contredire ? A nouvelle odeur, nouveau débat…ouais je ne vais pas tous les faire non plus hein !

 

 Arrivé sur la place du village je rentre dans une boulangerie et parle de mon projet de marche citoyenne à la boulangère. Elle m’offrira une part de pizza, un pain au chocolat pour mon 4h et un grand sourire !!

Par contre je vais vous confier un petit secret, le pain au chocolat…il n’a pas tenu jusqu’au goûter !

 

Je passe un petit coup de fil à un ami et je me remets en route. Je dépose un de mes sacs chez un vendeur de burgers et me motive à ramasser tout ce que je vois car la sortie de Vinon est assez propre. En 35 minutes je récupère 284 déchets et remplis 6,5kg. J’attaque l’interminable ligne droite de plusieurs kilomètres, j’ai le soleil dans le dos, je décide d’accrocher mon panneau solaire pour recharger les batteries qui sont bientôt à plat. Ça le fait !

 

Du coup cette ligne droite est aussi sacrément dangereuse pour ma complice poubelle et moi. Pas de bas-côté ou si peu, et seulement sur la gauche de la route. Je décide de marcher et seulement marcher, je ramasserai un peu quand il y aura la place de le faire. La sécurité avant tout. Je marche, j’ai chaud, très chaud, j’ai pas pris mon chapeau, je commence à sentir la fatigue et me languis d’arriver au plus vite. J’accélère le pas, j’en ai plein les bottes de cette ligne droite alors je pense à des idées sympas pour le site internet…j’espère que vous les découvrirez bientôt !!

 

Alléluia !! Je suis arrivé au rond-point de la Fuste, je m’arrête à la cabane qui vend des fruits et légumes issus de culture raisonnée, sur le bord de la route et me met directement à l’ombre ! La vendeuse, Claudine, m’offre un verre d’eau fraîche et une pomme. On parle un peu, elle est très réceptive à mon projet et en plus elle est super sympa, elle me propose de garder ma poubelle et me confirme que je suis tout rouge, j’ai effectivement chopé une insolation. Mais ça va le faire, j’ai juste à m’hydrater. Tiens ça tombe bien, mon voisin d’Oraison, Pascal vient me chercher avec Léa, sa fille, qui descend du camion… avec une bière !! Le Powerade des sportifs !! Fin de journée, je vais dormir, je suis cuit mais j’aurai quand même bien bossé en ramassant 36,25 kg pour 1425 déchets sur 25 km !!

Jour 2 – Peyrolles – Saint-Paul-lez-Durance

Le soleil vient de se lever, encore une belle journée, l’ami du petit déjeuner c’est mon pote plombier !

Il n’est ni trop tôt ni trop tard, je n’ai pas beaucoup à marcher aujourd’hui, la seule contrainte est de savoir où je vais passer la nuit.

Une fois le petit dej pris et les pansements posés sur mes ampoules nous reprenons son camion pour revenir au lieu d’arrivée d’hier soir.

La route est longue et monotone mais heureusement la piste cyclable m’offre une bonne sécurité et les fossés largement de quoi remplir ma poubelle. Les canettes d’aluminium sont toujours en force, les paquets de clopes se replacent dans le peloton de tête, les bouteilles plastiques comme une évidence. Certains outsiders jouent leur rôle à merveille et nous glorifient de sprints remarquables comme « Actifed jour et nuit » et « Gaviscon ». Les pots de chewing-gum Mentos gardent un rythme très constant et remarqué. Les débris de voitures comme les enjoliveurs, balais d’essuie-glaces, rétroviseurs et bout de pare-chocs en tout genre sont bien évidemment sur leur territoire et imposent le respect.

De nombreux bourdons morts à proximité de champs…

Tout cela m’amène au mémorial des Harkis que je prendrai soin de nettoyer, y prenant une pause et laissant un de mes précieux sacs. Je marche ensuite tranquillement jusqu’à la centrale EDF où j’attends le ravitaillement gentiment amené par mes parents. Au menu, pâte bolo, sandwichs fromage, saucisson, deux trois yaourts, des fruits et une bouteille d’eau qui remplacera mon Camel back défectueux.

 

Pour la digestion je décide de marcher un peu…

Arrivé au Pont Mirabeau et son rond-point à la croisée des départements je prends quelques photos et me fais interpeller par un cycliste. Il m’avait vu à l’aller et se demandait ce que je faisais tout en se disant que ça ressemblait à un truc écolo. Je lui dis qu’effectivement je compte marcher jusqu’à Paris pour la COP21, il me dit qu’il fait partie du collectif qui accueille Le Tour Alternatiba, qu’il vend des vélos avec une aide électrique, qu’il était dans le solaire, qu’il a une maison en paille dans le coin, et qu’il est engagé depuis des années dans l’écologie !! Il me conseille vivement de me rapprocher d’un café culturel citoyen qui se trouve sur Aix-en-Provence, les 3C. Je pourrais ainsi participer aux réunions pour l’accueil du Tour Alternatiba, rencontrer des gens sympas et certainement trouver de l’aide pour ce qu’on ne maîtrise pas encore comme l’étude ou le crowdfunding… Bref la rencontre parfaite pour mettre un gros coup de boost à mon projet et bien entendu à ma détermination ! Je suis reparti motivé à bloc en me disant que ça allait le faire cette petite marche !

 

Je galère un peu sur les abords du canal pour arriver à Saint-Paul-lez-Durance, tout petit village perché sur les contreforts de la Durance. Les bars sont fermés, les boulistes vont bientôt rentrer chez eux, un jeune essaye de m’aider comme il peut en me cherchant un endroit où dormir mais comme l’après-midi fut arrosé…bon ça n’a pas marché mais j’ai beaucoup apprécié l’effort et il m’a bien fait rire !!

Un peu dépité et pas trop chaud à l’idée de dormir dehors je tiens au courant mon père qui partira dans quelques minutes. Je me dis que c’est quand même dommage et rencontre quelqu’un qui retapait sa cabane de jardin. Il me lance un grand « Salut », je me dis qu’il a l’air sympa et pourrait peut-être me donner un coup de main. Je lui demande s’il peut m’héberger, il me dit que c’est possible. Malheureusement, et ça les supporters du seul Olympique me comprendront, ce soir y’a match et il faut que je le vois ! Et il n’a pas Canal+ !! Ahhhh !!! Il comprend alors très vite mon souci et me conseille d’aller voir les pompiers de sa part.

J’y vais de ce pas, tape à la porte et parle un peu de mon projet. Pendant 10 minutes on attend de voir si les supérieurs sont d’accords, car même si les pompiers présents ne voient pas d’inconvénients pour m’héberger, ben la hiérarchie c’est la hiérarchie ! En attendant ils m’offrent un petit café et me proposent de prendre une douche. Une fois propre, tout est bon, le match va commencer, je mange avec Cédric, le sergent qui m’a accepté dans la caserne et offert un bon lit, on parle un peu de maçonnerie,  de tadelakt et de voyage. J’ai passé un excellent week-end, plein de bonnes surprises…dommage que l’OM n’ait pu le sublimer ! La nuit sera bonne dans mon petit Algeco perso !!

 

Un grand merci à eux !

 

Bilan de la journée: 1722 déchets pour 42.5 kg sur 15.5 km

Jour 1 – Puyricard – Peyrolles

Après plusieurs jours d’hésitation et de préparation le jour J est enfin arrivé ! Il est 9h15 et je viens de sortir la poubelle de mon jardin. J’ai mes sacs poubelles et ma ramassette, mon pantalon de chantier et ma veste réfléchissante, une pelle et une balayette, un marteau, un couteau, un cutter, mon panneau solaire, ma batterie et bien sûr de l’eau, un peu de quoi grignoter et un petit trail mix préparé par ma sœur (c’est un petit sachet avec plein de noix, d’amandes et de fruits secs). Mon sac pèse 8 kg, ma poubelle vide 10kg Je suis devant ma maison, entouré de mes parents, ma sœur et Lola. Je regarde ma sœur dans les yeux avec ce regard qui en dit long sur mon état d’esprit avant cette aventure. Je ne sais pas du tout dans quoi je viens de m’embarquer. Elle se posait la même question depuis quelques jours et ce matin, me voir avec cette poubelle et mon look d’employé municipal ne lui aura pas donné plus d’éléments pour répondre à cette question ! Allez, on rigole un bon coup et on se lance Toute la petite troupe m’accompagne jusqu’au panneau de sortie de Puyricard qui est à deux pas, pour me souhaiter bonne chance et prendre les premières photos de la marche. Pas le temps d’arriver au panneau que l’on tombe sur des morilles, elles feront largement l’affaire pour une bonne omelette.

Jour 01 (17)

Mon premier déchet !

Ca y est la marche commence, les déchets sont bel et bien là, sur ma gauche le premier détritus, un jeu à gratter « numéro fétiche », il sera le numéro 1 ! Les deuxième, troisième et quatrième déchets sont ramassés dans la même zone, les suivants s’accumuleront par centaines jusqu’à la fin de journée.
La poubelle roule bien, la pince à ramasser remplit sa tâche à merveille et le beau temps, qui m’accompagnera jusqu’à mon arrivée à Oraison, me rend la marche plus agréable. Ma sœur et Lola m’aident à ramasser sur les premières centaines de mètres et découvrent le premier tampon et les premières canettes de bières.

Jour 01 (3)

Une fois seul, je continue mon chemin en direction de Venelles et dépose mon premier sac chez un viticulteur du coin qui m’offre gentiment un rafraîchissement. Ma première récolte est à l’abri. Ce sac poubelle de 8kg contient 355 déchets, principalement des canettes aluminium, essentiellement de bière…Le viticulteur m’indique une zone particulièrement sale à quelques mètres de chez lui, où les gens viennent boire dans la forêt et laissent gentiment leurs canettes sur place. J’en ramasserai 40 en une minute. Je suis conforté dans l’idée que je ne pourrais jamais ramasser tout ce que je vois sur le bords des routes et dans les fossés tant la quantité est grande. Une fois arrivé à Venelles je reçois un premier signe de soutien, un « merci » lancé par la fenêtre d’un camion, clairement une des seules choses qui mérite de passer par la fenêtre d’un véhicule !! Cette attention m’a beaucoup marqué et m’a redonné du courage pour la suite de ma marche. Pour la pause de midi je me repose sur une zone en bordure de route, assez loin du vacarme des voitures et partage le repas avec mon père et Lola qui sont gentiment venus m’apporter de quoi manger. Sur le chemin du retour ils récupèrent les 2 sacs déjà remplis que nous gardons pour pouvoir monter l’étude

Arrivé à Meyrargues je vais voir les pompiers et leur demande de garder mon sac poubelle. Ils l’acceptent volontiers et m’offrent même un café. Bientôt à cours de sacs, je me dirige vers le supermarché le plus proche et parle au chef de magasin. Je lui explique mon projet, il me fera une belle réduction sur les 10 sacs de 160 litres. En sortant, je savais que je ne pourrais continuer sur la départementale pour rejoindre Peyrolles tant la route est dangereuse. C’est une longue ligne droite bordée de Platanes sur plusieurs kilomètres qui ne dispose pas de bas-côtés. Je me dirige donc vers le canal que je longerai jusqu’à la fin de journée. Je m’enfonce dans les broussailles et les orties et arrive devant une grande butte…y’a pas le choix il faut la monter pour se mettre à l’abri et profiter de la vue qui surplombe un magnifique paysage.Jour 01 (8)

Le chemin caillouteux du canal de Provence est très propre, je ne ramasse que quelques cartouches de chasse. Je croise énormément d’orchidées sauvages de Provence et respire à plein poumons les senteurs de ma région. Baigné d’odeurs de thym, de romarin et de plantes sauvages, je tire ma poubelle en me disant que la balade est très agréable. Les copains m’appellent et me soutiennent, ça fait plaisir !!

Jour 01 (9) Jour 01 (10)

Un avant-après d’environ 10 kg!

Je dépose mon 4ème sac chez Elio, une personne qui habite sur le chemin et qui accepte de le garder jusqu’à mon retour et m’offre deux grands verres d’eau fraîche. On papote un peu et je me remets en route. La fin de journée est proche mais il me reste encore quelques kilomètres avant d’atteindre le point d’arrivée que je me suis fixé. J’ai chaud, je pense que j’ai pris mon premier coup de soleil et mes chaussures me font assez mal, en témoignent mes nombreuses ampoules. Mais rien ne peut mettre à bas mon enthousiasme, je finis ma journée de marche avec 21 kilomètres dans les jambes et 55kg de déchets ramassés composés de 1761 détritus !!

Jour 01 (11)

Mon pote Mathieu passe me chercher avec son camion, récupère ma poubelle et mon dernier sac de 15.5kg (le plus gros de tous car plein de bouteilles de bière en verre) et me ramène chez lui. Il m’a invité à passer la première soirée de mon projet autour d’un bon repas avec sa compagne. La conversation fut excellente, la douche capitale et la nuit réparatrice ! Merci à lui et à tous les autres intervenants de ma première journée de marche. J’ai passé une très bonne journée, ce projet me plaît énormément et plaît tout court ! C’est bien là l’essentiel ! A demain !!
Jour 01 (12)

Bilan de la journée: 1761 déchets pour 55 kg sur 21 km